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Notes de terrain sur l'industrie numérique.Field notes on digital industry.

Points de vue et retours d'expérience sur nos huit pôles de compétence.Viewpoints and lessons learned across our eight capabilities. Articles are written in French.

The articles below are written in French.

Conception 3D et prototypage

Du modèle CAO au prototype : modéliser, imprimer, scanner

L'équipe Digittad · Octobre 2026 · 4 min de lecture

Valider un produit en le tenant en main, avant d'engager des outillages coûteux : c'est la promesse du prototypage rapide. Encore faut-il enchaîner correctement les étapes, du modèle numérique à la pièce physique.

1. Choisir le bon outil de CAO

Le meilleur logiciel est souvent celui de votre client ou de votre chaîne aval. CATIA V5 et sa version 3DEXPERIENCE dominent dans l'aéronautique et l'automobile ; SOLIDWORKS est très répandu dans la mécanique et les bureaux d'études de PME ; Fusion d'Autodesk réunit CAO, FAO et simulation dans un environnement connecté au cloud. Travailler dans le format attendu évite les conversions, sources de pertes de données.

2. Modéliser pour fabriquer

Un modèle destiné à l'impression 3D ne se dessine pas tout à fait comme une pièce usinée : épaisseurs minimales, orientation d'impression, supports, jeux de montage. Anticiper ces contraintes dès la modélisation évite des allers-retours.

3. Imprimer pour tester

  • Vérifier formes, encombrements et ergonomie.
  • Tester un montage ou une interface entre pièces.
  • Produire des maquettes de présentation ou de petits outillages.

4. Scanner pour partir de l'existant

Le scan 3D numérise une pièce réelle sous forme de nuage de points ou de maillage. Il sert à la rétro-conception d'une pièce sans plan, ou à comparer une pièce fabriquée à son modèle.

5. Animer pour convaincre

Une animation 3D de montage ou de fonctionnement explique un produit en quelques secondes, à un client, à un comité ou aux opérateurs qui l'assembleront.

À retenirLe prototype n'est pas une fin en soi : chaque essai doit nourrir le modèle CAO, jusqu'à un design prêt pour l'industrialisation et intégré au PLM.

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Intégration de l'IA

IA dans l'industrie : ce que les éditeurs annoncent, et comment s'y préparer

L'équipe Digittad · Octobre 2026 · 5 min de lecture

En 2026, tous les grands éditeurs de logiciels industriels ont fait de l'IA un argument central. Avant de choisir, il faut comprendre ce qui est réellement proposé, et ce que cela exige de vos données.

Ce que disent les éditeurs

  • Dassault Systèmes présente désormais 3DEXPERIENCE comme une plateforme « IA native ». Depuis juillet 2026, des compagnons virtuels y sont disponibles pour la gestion de programme, l'ingénierie complexe et les sciences, avec l'ambition de co-concevoir avec les équipes.
  • Siemens met en avant une IA conçue pour le PLM dans Teamcenter, qui s'appuie sur les données produit de l'entreprise pour analyser des exigences ou compléter des données.
  • Infor décrit SyteLine comme un ERP cloud avec une IA intégrée pour les analyses et l'automatisation des processus.

Le vrai prérequis : la donnée

Une IA industrielle raisonne sur vos nomenclatures, vos gammes, vos documents. Si les articles sont dupliqués, si les révisions ne sont pas à jour ou si les procédures vivent dans des fichiers dispersés, ses réponses seront au mieux approximatives. Le premier chantier IA est donc presque toujours un chantier de qualité et de structuration des données.

Par où commencer

  • Choisir deux ou trois cas d'usage mesurables : recherche dans la documentation technique, aide à la rédaction de spécifications, analyse d'écarts dans un cahier des charges.
  • Définir les règles : quelles données peuvent être utilisées, où elles sont hébergées, qui valide les réponses.
  • Tester sur un périmètre réel, mesurer le temps gagné, puis seulement étendre.

À retenirL'IA des éditeurs progresse vite, mais elle ne compense pas une donnée mal tenue. Commencez petit, sur des cas concrets, avec des données propres.

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Pilotage de projet · PMP & Agile

PMP et Agile : piloter un projet PLM en mode hybride

L'équipe Digittad · Octobre 2026 · 4 min de lecture

Une migration de plateforme PLM ne se mène ni comme un développement d'application mobile, ni comme un chantier figé pour trois ans. Elle demande les deux cultures à la fois.

Ce que le cadre PMP apporte

Les grands projets industriels ont des contraintes fixes : dates d'arrêt des systèmes, jalons de qualification, budgets votés, dépendances avec l'ERP et le MES. Les pratiques promues par le PMI (gestion du périmètre, des risques, des parties prenantes, du planning) donnent la colonne vertébrale qui permet de tenir ces engagements.

Ce que l'Agile apporte

À l'intérieur de ce cadre, beaucoup de sujets gagnent à avancer par cycles courts : paramétrage, interfaces, écrans utilisateurs, reprise de données par lots. Montrer tôt un résultat aux métiers évite de découvrir les écarts au moment de la recette finale.

Un modèle hybride qui fonctionne

  • Un plan directeur avec jalons non négociables et un registre des risques suivi en comité.
  • Des itérations de deux à quatre semaines pour les lots fonctionnels, avec démonstration aux key users.
  • Une recette outillée (plans de tests, suivi des anomalies) qui démarre dès les premières itérations.
  • Des indicateurs simples et partagés : avancement, anomalies ouvertes, risques majeurs.

À retenirLe cadre protège les engagements, l'itération protège la valeur. Sur un projet industriel, on a besoin des deux.

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Architecture des données

La nomenclature, colonne vertébrale du fil numérique

L'équipe Digittad · Octobre 2026 · 4 min de lecture

Quand une information se perd entre le bureau d'études et l'atelier, la cause est rarement l'outil. Elle se trouve presque toujours dans la façon dont la nomenclature est structurée et transmise.

EBOM, MBOM : deux vues d'un même produit

La nomenclature d'ingénierie (EBOM) décrit le produit tel qu'il est conçu. La nomenclature de fabrication (MBOM) le décrit tel qu'il sera assemblé, avec ses sous-ensembles de montage, ses consommables et ses gammes. Le passage de l'une à l'autre est le point le plus sensible du fil numérique.

Où naissent les ruptures

  • Des articles créés à la main dans l'ERP sans lien avec le PLM.
  • Des révisions qui ne se propagent pas jusqu'aux gammes et aux outillages.
  • Des interfaces qui transmettent tout, sans règles de filtrage claires.
  • Des migrations qui reprennent les données sans les nettoyer.

Les règles d'une architecture saine

Chaque donnée a un système maître unique. Les flux sont cartographiés et documentés, avec leurs règles de transformation. Les interfaces filtrent ce qui doit réellement partir vers l'aval. Et chaque migration est l'occasion de mesurer, puis d'améliorer, la qualité des données.

À retenirUn fil numérique fiable commence par une question simple : pour chaque donnée, qui en est le propriétaire et par quel chemin circule-t-elle ?

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Transformation digitale

Transformation digitale : commencer par le fil, pas par l'outil

L'équipe Digittad · Octobre 2026 · 4 min de lecture

Beaucoup de programmes de transformation commencent par le choix d'une plateforme. Les plus réussis commencent par une autre question : comment l'information doit-elle circuler entre les métiers ?

Trois systèmes, une seule donnée

Dans l'industrie, la valeur se crée le long d'une chaîne : le PLM définit le produit, l'ERP planifie et approvisionne, le MES pilote l'exécution et remonte le réalisé. Chaque ressaisie entre ces systèmes est une source d'erreur, de délai et de coût.

Une démarche en quatre temps

  • Cartographier les flux actuels, y compris les fichiers et ressaisies informels.
  • Prioriser les ruptures qui coûtent le plus : non-qualité, retards, double saisie.
  • Choisir les briques et les interfaces qui répondent à ces priorités.
  • Déployer par étapes, avec les utilisateurs, et mesurer les gains.

Ne pas oublier l'atelier

Une transformation se juge sur le terrain. Des écrans opérateurs simples, adaptés au rôle de chacun, comptent autant que l'architecture qui les alimente.

À retenirL'outil est un moyen. L'objectif est une donnée qui circule sans rupture, de la conception à la production, et retour.

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Gestion de budget

CAPEX, OPEX et coûts cachés d'un projet PLM, ERP ou MES

L'équipe Digittad · Octobre 2026 · 4 min de lecture

Le prix des licences ou de l'abonnement n'est qu'une partie du coût d'un projet de transformation. Les dépassements viennent presque toujours des autres postes.

Le basculement vers l'OPEX

Avec la généralisation du SaaS chez les éditeurs, une partie des dépenses autrefois immobilisées (licences, serveurs) devient un coût récurrent. Cela change la lecture du business case : il faut raisonner en coût total sur plusieurs années, pas seulement en investissement de départ.

Les postes souvent sous-estimés

  • La reprise et le nettoyage des données existantes.
  • La recette, en particulier celle des interfaces entre systèmes.
  • La formation et le support pendant les premiers mois.
  • Le temps des experts métiers mobilisés sur le projet.
  • Les montées de version futures et la maintenance des interfaces.

Piloter plutôt que constater

Un budget se suit comme un planning : avec des reprévisions régulières, des arbitrages documentés et des indicateurs partagés en comité. C'est ce qui permet de décider à temps, plutôt que d'expliquer un écart après coup.

À retenirUn business case solide intègre la donnée, la recette et l'humain. Ce sont eux qui font déraper les budgets, pas les licences.

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No-code et automatisation

No-code : aller vite sans créer de dette

L'équipe Digittad · Octobre 2026 · 3 min de lecture

Entre les grands systèmes, il reste toujours des trous : un suivi tenu dans un tableur, un circuit de validation par e-mail, une collecte d'information à la main. C'est là que le no-code fait gagner le plus.

Là où il excelle

  • Formulaires, enquêtes et collecte de retours utilisateurs.
  • Tableaux de bord et suivis de projet partagés.
  • Automatisations de flux documentaires et administratifs.
  • Prototypes rapides pour valider un besoin avant un développement.

Là où il ne faut pas l'utiliser

Pour remplacer la donnée maître d'un PLM, d'un ERP ou d'un MES, ou pour des processus critiques soumis à des exigences de qualification. Le no-code complète les systèmes, il ne s'y substitue pas.

Trois règles pour éviter le chaos

  • Chaque outil a un propriétaire identifié et une documentation minimale.
  • La DSI connaît la liste des applications et des données qu'elles manipulent.
  • Un outil qui devient critique est revu, et industrialisé si nécessaire.

À retenirLe no-code est un accélérateur formidable, à condition d'être gouverné dès le départ.

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Formation IA et transformation digitale

Former les équipes à l'IA : ce qui marche vraiment

L'équipe Digittad · Octobre 2026 · 4 min de lecture

Une démonstration spectaculaire suscite de l'enthousiasme pendant une journée. Ce qui change durablement les pratiques, ce sont des cas réels, des règles claires et des relais dans les équipes.

Partir du travail de chacun

Les formations les plus efficaces utilisent les documents, les procédures et les tâches que les participants traitent vraiment : rédiger un compte rendu, rechercher une information dans une procédure, préparer une spécification. Chacun repart avec un usage qu'il peut appliquer le lendemain.

Poser les règles du jeu

  • Quelles données peuvent être utilisées avec quels outils.
  • Comment vérifier une réponse avant de s'en servir.
  • Quand l'IA n'est pas la bonne solution.

S'appuyer sur des relais

Comme pour le déploiement d'une plateforme PLM, un réseau de key users formés plus en profondeur fait vivre les usages après la formation, répond aux questions du quotidien et remonte les besoins.

Nos formats

Ateliers de sensibilisation pour managers, formations pratiques par métier, accompagnement de key users, en présentiel ou à distance, en français, en anglais ou en arabe.

À retenirUne bonne formation IA se mesure aux usages qui restent un mois plus tard, pas à l'effet « waouh » du premier jour.

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